
Étude de cas rénovation : analyse complète d’un plan de 105 m², des esquisses à la main jusqu’au projet final.
Comment passe-t-on d’un appartement cloisonné à un lieu de vie fluide et lumineux ? Tout commence par le dessin. Dans ce dossier de la chaine « Archiworking », nous vous emmenons dans les coulisses de la conception d’un appartement de 105 m². L’objectif : comprendre la logique des circulations, la gestion de la lumière et les choix d’implantation, le tout expliqué via la méthode traditionnelle du dessin sur calque.
Sommaire : la logique du plan
Pourquoi utilisons-nous encore le papier calque à l’ère de la 3D ? Parce qu’il permet de superposer les idées instantanément c’est souvent la premier étape avant les logiciel de conception cad. On part de l’état des lieux (les contraintes), et on pose une feuille pour tester une circulation, puis une autre pour corriger un volume. Cette méthode rend le projet « évident » : on voit physiquement comment l’espace se transforme et pourquoi certains choix simplifient la vie au quotidien.
2. L’entrée déportée et l’ouverture cuisine
Le point clé de ce projet a été de décloisonner l’entrée pour créer une perspective directe vers la cuisine. Cela change tout : la lumière circule et l’espace semble plus grand dès l’arrivée.
Nous avons conçu une entrée déportée. Concrètement, elle structure l’appartement en intégrant un dressing et un banc d’accueil, sans « manger » sur la pièce de vie. C’est un sas de transition intelligent entre l’extérieur et la zone intime.
3. Salon et circulation : l’atout du galandage
Pour le séjour, l’objectif était la fluidité. Nous avons intégré une baie à galandage (une porte coulissante qui disparaît dans le mur). Cela supprime l’emprise au sol d’une porte battante et connecte le salon aux autres pièces sans obstacle visuel. Le plan évite les « couloirs morts » : chaque mètre carré de circulation est optimisé pour être lumineux et facile à meubler.
4. La suite parentale : un bloc fonctionnel
L’œil de l’architecte d’intérieur : le « tout-en-un »
Dans ce projet, la suite parentale a été pensée comme une micro-maison autonome. Nous avons dessiné une tête de lit sur mesure qui fait aussi office de séparation, un dressing intégré et une salle de bain privative. Cette implantation en « bloc » garantit l’intimité des parents par rapport au reste de l’appartement.
Côté salle de bain générale, l’implantation mise sur l’efficacité : une grande douche confortable et un WC intégré, le tout organisé pour que la circulation reste simple, même à plusieurs le matin.
Mathieu
Questions fréquentes
Pourquoi dessiner sur calque à l’heure du numérique ?
Le dessin à la main permet une réflexion plus intuitive. Il libère la créativité et permet de tester très rapidement des variantes de volumes et de circulations avant de figer le projet sur un logiciel 3D. C’est un outil de conception, pas seulement de présentation.
Qu’est-ce qu’une « entrée déportée » ?
C’est une zone d’accueil qui n’ouvre pas directement au milieu du salon. Elle crée un sas visuel et acoustique, permettant d’intégrer des rangements (manteaux, chaussures) sans encombrer la pièce de vie principale.
Quelle surface minimum pour une suite parentale complète ?
Pour intégrer confortablement un lit double, un vrai dressing et une salle de d’eau (douche + vasque), il faut compter environ 14 à 15 m² minimum. En dessous, la circulation risque d’être contrainte.